Céder son entreprise à la retraite : l'abattement de 500 000 €
Matthieu Ciutti
Associé fondateur
Refus d'agrément en SARL : les associés doivent racheter les parts dans les trois mois. Passé ce délai sans solution, la cession initiale peut être réalisée.
Refus d'agrément en SARL : les associés doivent racheter les parts dans les trois mois. Passé ce délai sans solution, la cession initiale peut être réalisée.
Un associé minoritaire qui veut sortir d’une SARL redoute souvent d’être prisonnier de ses titres. La loi a prévu ce blocage : le refus d’agrément déclenche une obligation de rachat, assortie de délais stricts.
Le projet de cession est notifié à la société et à chacun des associés, par acte de commissaire de justice ou par lettre recommandée avec accusé de réception. Cette notification fait courir les délais, elle doit donc être précise sur l’identité du candidat acquéreur, le nombre de parts et le prix.
L’agrément est acquis à la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales, les statuts pouvant exiger une majorité plus forte. La société dispose de trois mois pour notifier sa décision. Son silence à l’expiration de ce délai vaut consentement.
Lorsque l’agrément est refusé, les associés sont tenus d’acquérir ou de faire acquérir les parts dans un délai de trois mois à compter du refus. Ce délai peut être prolongé par décision du président du tribunal, sans que la prolongation puisse porter la durée totale au-delà de six mois.
La société peut également, avec l’accord de l’associé cédant, racheter les parts et réduire son capital à due concurrence.
Si aucune de ces solutions n’est intervenue à l’expiration du délai, l’associé peut réaliser la cession initialement prévue, avec l’acquéreur qui avait été refusé.
Le bénéfice de cette obligation de rachat suppose en principe que l’associé détienne ses parts depuis au moins deux ans. Cette condition ne s’applique pas lorsque les parts ont été recueillies par succession, par liquidation de communauté entre époux ou par donation au profit d’un conjoint, d’un ascendant ou d’un descendant.
Le rachat forcé ne signifie pas rachat au prix demandé. À défaut d’accord, le prix est fixé par un expert désigné par les parties ou, en cas de désaccord, par le président du tribunal statuant en la forme des référés. L’évaluation ainsi obtenue s’impose, ce qui rend le choix de l’expert et la qualité du dossier transmis déterminants.
La notification du projet est l’acte qui déclenche tout : mal rédigée, elle fragilise l’ensemble de la procédure. Notre expertise en fusions-acquisitions sécurise cette étape comme la négociation du prix de rachat.
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