Comment obtenir une autorisation de droit à l'image valable ?
Matthieu Ciutti
Associé fondateur
Comparaison sur la fiscalité, les charges déductibles, la TVA, la protection sociale et la capacité à s'associer ou à céder.
Comparaison sur la fiscalité, les charges déductibles, la TVA, la protection sociale et la capacité à s'associer ou à céder.
Le choix entre régime micro et société se résume rarement à une préférence : il se calcule, à partir des charges réelles et des projections de revenus.
Les cotisations et l’impôt sont calculés sur le chiffre d’affaires encaissé, après application d’un abattement forfaitaire censé représenter les frais.
Aucune charge n’est déductible : ni le matériel, ni les prestataires, ni la publicité, ni les déplacements.
Le régime est donc favorable lorsque les charges réelles sont inférieures à l’abattement, et défavorable dans le cas inverse.
C’est le calcul central, et il se fait sur une année complète projetée, non sur les premiers mois.
Un créateur qui facture des prestations de publicité sans charges significatives conserve un intérêt au régime micro longtemps.
Un créateur qui rémunère un monteur, achète du matériel, investit en publicité et se déplace atteint le point de bascule rapidement, parfois dès la première année.
Ce point de bascule ne dépend pas d’un seuil de chiffre d’affaires mais du rapport entre charges réelles et abattement.
Le régime de franchise en base dispense de facturer la TVA tant que le chiffre d’affaires reste sous les seuils applicables.
Pour 2026, ces seuils demeurent fixés à 85 000 euros pour les activités de vente et d’hébergement, avec un seuil majoré de 93 500 euros, et à 37 500 euros pour les prestations de services, avec un seuil majoré de 41 250 euros.
Le projet d’abaissement à 25 000 euros a été abrogé par la loi du 3 novembre 2025, et le seuil unique envisagé pour 2026 a été écarté lors des débats parlementaires.
Ces seuils sont indépendants du régime micro : une entreprise peut relever du régime micro et être redevable de la TVA.
Le franchissement change la facturation et impose de récupérer la TVA sur les achats, ce qui compense partiellement la charge.
Sous régime micro, les cotisations sont proportionnelles au chiffre d’affaires, sans minimum significatif : une activité faible génère des droits faibles.
En société, le régime dépend de la forme et du statut du dirigeant, avec pour la forme par actions simplifiée un rattachement au régime général et une protection plus complète.
Ce paramètre est souvent négligé au démarrage et regretté ensuite.
C’est la limite structurelle du régime micro.
L’entreprise individuelle ne permet pas d’accueillir un associé, un investisseur ni un partenaire au capital.
Elle se cède difficilement : ce qui se vend, c’est un fonds, non des titres, avec des conséquences fiscales différentes et une valorisation plus délicate.
Un créateur qui envisage une équipe, une marque commercialisable ou une sortie à terme doit anticiper ce point.
Certaines marques et agences privilégient un interlocuteur en société, notamment pour les budgets significatifs.
Cet argument n’est pas juridique mais il pèse dans les faits.
Établir une projection sur douze mois : chiffre d’affaires attendu, charges réelles, rémunération souhaitée.
Comparer les deux scénarios sur le revenu net après cotisations et impôt.
Intégrer les besoins non financiers : association, cession, équipe, image.
Réexaminer chaque année, la situation évoluant vite dans cette activité.
Le bon régime est celui qui correspond à l’année à venir, pas à celle qui vient de s’écouler. Notre expertise créateurs et influenceurs conduit ces arbitrages.
Nous contacter :
Nous répondons volontiers à toutes vos questions. Écrivez-nous à mc@cabinetpersee.com , contactez le cabinet sur WhatsApp, ou remplissez notre formulaire de contact.
Autres analyses juridiques du cabinet
Matthieu Ciutti
Associé fondateur
Matthieu Ciutti
Associé fondateur
Matthieu Ciutti
Associé fondateur
Matthieu Ciutti
Associé fondateur