Comment obtenir une autorisation de droit à l'image valable ?
Matthieu Ciutti
Associé fondateur
Il n'existe pas de seuil légal. Les cinq signaux qui justifient le passage, et les conséquences fiscales de la transformation.
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La question est posée en termes de seuil, alors qu’elle relève d’un faisceau de signaux. Aucun texte n’impose de créer une société à partir d’un niveau de revenus.
Deux séries de seuils existent, et ni l’une ni l’autre n’impose une société.
Les seuils du régime micro-fiscal, dont le dépassement fait basculer vers un régime réel d’imposition, accessible en entreprise individuelle.
Les seuils de franchise en base de TVA, dont le dépassement rend redevable de la TVA, sans aucune incidence sur la forme juridique.
Confondre ces bascules avec une obligation de constituer une société est l’erreur la plus fréquente.
Lorsque les charges réelles dépassent durablement l’abattement forfaitaire du régime micro, celui-ci devient coûteux.
Le passage à un régime réel devient alors nécessaire, et la société constitue souvent le cadre le plus adapté pour l’organiser.
Ce signal apparaît tôt chez les créateurs qui produisent : matériel, prestataires, studio, publicité.
Au-delà d’un certain niveau de résultat, la possibilité de moduler entre rémunération et distribution devient un levier significatif.
L’entreprise individuelle ne l’offre pas : le résultat est imposé intégralement entre les mains de l’exploitant, qu’il ait été prélevé ou non.
La société permet de conserver une partie du résultat dans la structure, notamment pour financer des investissements.
Dès qu’un créateur rémunère régulièrement des collaborateurs, la structuration devient nécessaire.
La société clarifie les rôles, permet de contracter en son nom, et sépare le patrimoine de l’activité.
Elle rend également possible l’association d’un collaborateur clé au capital, ce que l’entreprise individuelle interdit.
Une société est cessible, une activité individuelle beaucoup moins.
Le créateur qui construit une marque, une audience monétisable ou un catalogue de contenus détient un actif dont la valorisation suppose un véhicule.
Anticiper ce point plusieurs années avant une éventuelle cession évite des restructurations coûteuses au dernier moment.
Certaines activités exposent à un risque contractuel ou de responsabilité : engagements auprès de marques, production, emploi, contenus susceptibles de litige.
La société n’efface pas la responsabilité personnelle en cas de faute de gestion, mais elle constitue un écran utile pour l’exécution des contrats.
Deux voies existent.
La cessation de l’activité individuelle et la création d’une société, la plus simple lorsque l’activité individuelle n’a pas d’actifs significatifs.
L’apport du fonds à la société, qui permet de transmettre les contrats, la clientèle et les éléments incorporels, et de constater une valeur.
L’apport constitue une opération fiscalement sensible : il peut générer une imposition de la plus-value, sous réserve des régimes de report ou d’exonération applicables.
Cette voie ne doit pas être empruntée sans examen préalable.
Le transfert des contrats en cours avec les marques et les agences, qui suppose fréquemment leur accord.
Le sort des comptes de plateformes, qui restent souvent au nom de la personne physique et dont le transfert obéit aux conditions d’utilisation.
Le transfert des droits de propriété intellectuelle sur les contenus et la marque.
La reprise des engagements et des éventuels litiges.
Trop tôt, la société coûte ; trop tard, elle se paie en restructuration. Notre expertise en gestion des sociétés accompagne ces transitions.
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