
Abandon de poste : quelles conséquences ?
Depuis 2023, l'abandon de poste fait présumer la démission du salarié, avec des conséquences sur ses droits au chômage. Procédure et exceptions.
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Détournement de biens confiés, préjudice et intention de nuire : trois éléments constitutifs de l'abus de confiance. Sanctions pénales jusqu'à 7 ans.
Détournement de biens confiés, préjudice et intention de nuire : trois éléments constitutifs de l'abus de confiance. Sanctions pénales jusqu'à 7 ans.
Un salarié qui détourne à son profit un bien que l’entreprise lui a confié, une voiture de fonction ou des fonds destinés à un usage précis, s’expose à des poursuites pénales lourdes, indépendamment des suites disciplinaires possibles sur son contrat de travail.
L’abus de confiance correspond au détournement de biens confiés à titre personnel, contrairement à l’usage initialement prévu. Un salarié qui conserverait, par exemple, l’argent issu de la vente d’un véhicule de société illustre typiquement cette infraction.
Trois conditions doivent coexister pour caractériser l’infraction. Le détournement, d’abord : utiliser des ressources pour une finalité différente de celle convenue, démontrable par des factures ou relevés bancaires. Le préjudice, ensuite : une perte matérielle, sommes ou marchandises, ou immatérielle, telle qu’une atteinte à la réputation de l’entreprise. L’intention, enfin : la volonté de nuire, déductible des agissements antérieurs ou des motivations du salarié.
Dans le cas général, l’abus de confiance est puni de 5 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende. Un salarié occupant une position de confiance particulière, dirigeant ou gestionnaire financier par exemple, encourt une peine aggravée de 7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende. Les éventuels complices encourent les mêmes peines.
L’employeur victime peut engager une plainte pénale, une action civile en restitution des sommes détournées, ou solliciter des dommages-intérêts complémentaires. Le délai de prescription applicable est de 6 ans à compter des faits.
Rassembler les preuves nécessaires et choisir la voie de recours la plus adaptée, pénale ou civile, conditionne les chances de récupération effective du préjudice subi. Notre expertise en droit du travail accompagne cette démarche.
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