
Abandon de poste : quelles conséquences ?
Depuis 2023, l'abandon de poste fait présumer la démission du salarié, avec des conséquences sur ses droits au chômage. Procédure et exceptions.
Lire la suite
48 heures pour transmettre son arrêt, indemnités journalières à 50 % du salaire, complément employeur selon l'ancienneté. Démarches et protections du salarié.
48 heures pour transmettre son arrêt, indemnités journalières à 50 % du salaire, complément employeur selon l'ancienneté. Démarches et protections du salarié.
Un arrêt maladie déclenche une série d’obligations réciproques entre salarié et employeur, dont le respect conditionne à la fois l’indemnisation et la protection du salarié durant son absence.
Le salarié doit consulter un médecin, qui prescrit un avis d’arrêt de travail comportant trois volets destinés à différents organismes. Il dispose de 48 heures pour transmettre le volet concerné à son employeur, sous peine de sanction disciplinaire ou de licenciement pour faute.
Dès réception de l’arrêt, l’employeur doit établir une attestation de salaire destinée à la caisse d’assurance maladie, dans un délai de 5 jours, par déclaration dématérialisée ou courrier postal. À la reprise du salarié, il doit également signaler son retour dans ce même délai de 5 jours.
La caisse d’assurance maladie verse 50 % du salaire journalier, plafonné à environ 42 euros bruts, sous forme d’indemnités journalières. L’employeur complète généralement ce montant selon l’ancienneté du salarié, avec un délai de carence de 7 jours, sauf en cas d’accident du travail où ce délai ne s’applique pas.
Le salarié bénéficie d’une protection contre tout licenciement motivé par son état de santé. Une exception existe néanmoins : une perturbation grave et durable du fonctionnement de l’entreprise, justifiant un remplacement définitif, peut permettre un licenciement pour un motif distinct de la maladie elle-même.
Le respect des délais de transmission et la connaissance précise de ses droits à indemnisation permettent d’éviter des difficultés inutiles pendant une période déjà fragilisante. Notre expertise en droit du travail accompagne salariés et employeurs sur ces questions.
Réservez un entretien de découverte de 20 minutes, gratuit et sans engagement.
Autres analyses juridiques du cabinet

Depuis 2023, l'abandon de poste fait présumer la démission du salarié, avec des conséquences sur ses droits au chômage. Procédure et exceptions.
Lire la suite

48 heures pour justifier une absence, sous peine de sanctions graduées jusqu'au licenciement pour faute grave. Différence avec l'abandon de poste prolongé.
Lire la suite

Le taux d'absentéisme a atteint 6,7 % en 2022. Causes personnelles et professionnelles, impacts organisationnels et mesures préventives à disposition.
Lire la suite

Détournement de biens confiés, préjudice et intention de nuire : trois éléments constitutifs de l'abus de confiance. Sanctions pénales jusqu'à 7 ans.
Lire la suite

Échangeons sur votre situation, vos objectifs et les risques à anticiper. Vous repartirez avec une vision claire des options qui s'offrent à vous.