
Abandon de poste : quelles conséquences ?
Depuis 2023, l'abandon de poste fait présumer la démission du salarié, avec des conséquences sur ses droits au chômage. Procédure et exceptions.
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La démission simple n'ouvre pas droit au chômage, sauf 17 motifs légitimes reconnus par France Travail. Procédure de réexamen après 4 mois sans allocation.
La démission simple n'ouvre pas droit au chômage, sauf 17 motifs légitimes reconnus par France Travail. Procédure de réexamen après 4 mois sans allocation.
Démissionner de son emploi ferme, en principe, l’accès aux allocations chômage. Cette règle générale comporte toutefois des exceptions précisément définies, qu’il convient de connaître avant de prendre une décision aux conséquences financières importantes.
La démission ne donne normalement pas accès aux allocations chômage, à la différence du licenciement ou de la rupture conventionnelle. Le salarié étant à l’origine de son propre départ, sa situation de chômage n’est pas considérée comme involontaire au sens des règles d’assurance chômage.
France Travail reconnaît toutefois des situations spécifiques ouvrant droit aux allocations malgré une démission : les changements de résidence liés à un mariage, un PACS ou le suivi du conjoint pour raisons professionnelles, la protection d’un enfant en situation de handicap, la fuite de violences conjugales, le non-paiement de salaire malgré une décision de justice, le fait d’être victime d’un délit au travail, ou encore l’entrée en formation qualifiante après validation d’un projet de reconversion.
Depuis 2019, une démission pour créer ou reprendre une entreprise peut également ouvrir des droits, sous réserve d’avoir travaillé au moins 5 années consécutives, d’obtenir un avis du conseil en évolution professionnelle, et de faire valider son projet par une commission paritaire régionale avant même de démissionner.
Un salarié dont la démission n’a pas été reconnue comme légitime peut solliciter un nouvel examen de son dossier après 121 jours, soit environ 4 mois, sans avoir perçu d’allocation, en démontrant ses efforts réels de recherche d’emploi durant cette période. L’indemnisation débute alors, en cas d’acceptation, au cinquième mois suivant la démission.
Vérifier en amont si sa situation correspond à l’un des cas légitimes reconnus permet d’éviter une période prolongée sans ressources. Notre expertise en droit du travail accompagne cette anticipation avant toute décision de démission.
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