
Abandon de poste : quelles conséquences ?
Depuis 2023, l'abandon de poste fait présumer la démission du salarié, avec des conséquences sur ses droits au chômage. Procédure et exceptions.
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Un danger grave et imminent lié à la chaleur ouvre droit au retrait, sans retenue de salaire. Seuils de température et nouvelles obligations depuis 2025.
Un danger grave et imminent lié à la chaleur ouvre droit au retrait, sans retenue de salaire. Seuils de température et nouvelles obligations depuis 2025.
Les épisodes de forte chaleur, de plus en plus fréquents, ont conduit à préciser les conditions dans lesquelles un salarié peut exercer son droit de retrait, ainsi que les obligations renforcées désormais imposées à l’employeur.
Un salarié peut quitter son poste si la chaleur représente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Il doit préalablement en informer son employeur. Ce droit s’exerce individuellement, sans qu’aucune justification formelle préalable ne soit exigée.
La loi ne fixe aucun maximum légal précis en matière de chaleur. L’Institut national de recherche et de sécurité recommande toutefois de considérer le risque à partir de 30°C pour un travail de bureau, et de 28°C pour une activité physique. Au-delà de 33°C, le danger est reconnu pour l’ensemble des salariés, quel que soit leur poste.
Depuis le décret n°2025-482, l’employeur doit adapter ses mesures selon les niveaux d’alerte émis par Météo-France, qu’ils soient jaunes, oranges ou rouges. Cela implique de fournir de l’eau fraîche, d’adapter les horaires de travail, de réorganiser les tâches, d’améliorer la ventilation des locaux, et de documenter précisément l’évaluation des risques réalisée.
Un retrait justifié n’entraîne aucune retenue de salaire ni sanction disciplinaire. Si l’exercice de ce droit manque en revanche de légitimité, l’employeur peut retenir la rémunération correspondant à la période d’absence du salarié.
Le non-respect des nouvelles obligations liées aux fortes chaleurs expose l’employeur à des condamnations en dommages-intérêts, ainsi qu’à des poursuites engagées par l’inspection du travail.
Mettre en place les mesures d’adaptation requises par le décret de 2025, et documenter cette démarche, permet de limiter le risque de contentieux. Notre expertise en droit du travail accompagne cette anticipation.
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