Abandon de poste : quelles conséquences ?
Mathilde Levasseur
Associée
Le travail entièrement à distance n'est pas un droit légal mais une possibilité encadrée par charte ou accord collectif. Obligations et points de vigilance.
Le travail entièrement à distance n'est pas un droit légal mais une possibilité encadrée par charte ou accord collectif. Obligations et points de vigilance.
Travailler entièrement à distance, sans jamais mettre les pieds dans les locaux de l’entreprise, séduit un nombre croissant de salariés et d’employeurs, mais ce mode d’organisation reste dépourvu de cadre légal spécifique et repose entièrement sur ce que l’entreprise choisit de définir.
Le full remote désigne un travail effectué à 100 % à distance, sans présence physique en entreprise. Il diffère du télétravail classique, qui permet quelques jours occasionnels en dehors des locaux tout en maintenant une présence régulière sur site.
L’employeur doit fournir l’équipement technique nécessaire, ordinateur, connexion et logiciels, et mettre en place des outils collaboratifs adaptés à ce mode de travail. Il reste responsable de la santé mentale des salariés et doit prévenir les risques d’isolement professionnel inhérents à ce mode d’organisation.
Une charte ou un accord collectif doit définir les conditions de travail, les modalités de contrôle du temps de travail, et une plage horaire durant laquelle le salarié en remote peut être contacté par l’entreprise. Le contrat de travail classique peut être complété par un avenant précisant ces conditions spécifiques.
Les droits du salarié restent identiques à ceux d’un salarié travaillant sur site : formation professionnelle, arrêt de travail, reconnaissance des accidents professionnels, respect de la vie privée. Ses obligations contractuelles demeurent, elles aussi, inchangées.
Le full remote n’étant pas un droit légal mais une possibilité que l’entreprise définit, les professions sans contact physique avec le public, notamment dans le secteur digital et les start-ups, restent les plus concernées par ce mode d’organisation.
La rédaction d’une charte ou d’un accord collectif solide constitue une étape déterminante pour sécuriser ce mode d’organisation, tant pour l’employeur que pour le salarié. Notre expertise en droit du travail accompagne cette démarche.
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