
Abandon de poste : quelles conséquences ?
Depuis 2023, l'abandon de poste fait présumer la démission du salarié, avec des conséquences sur ses droits au chômage. Procédure et exceptions.
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Due à tout salarié quittant l'entreprise avec des congés non pris, cette indemnité se calcule selon deux méthodes, la plus favorable étant retenue.
Due à tout salarié quittant l'entreprise avec des congés non pris, cette indemnité se calcule selon deux méthodes, la plus favorable étant retenue.
Un salarié qui quitte l’entreprise sans avoir pris l’intégralité de ses congés acquis ne perd pas ce droit : une indemnité compensatrice vient s’ajouter à son solde de tout compte, quel que soit le motif de son départ.
Cette indemnité s’applique systématiquement, indépendamment de la cause de la rupture du contrat : licenciement, démission, rupture conventionnelle, fin de CDD, ou départ à la retraite. Elle vient compenser les jours de congés acquis mais non pris au moment du départ effectif.
L’employeur doit appliquer deux formules de calcul distinctes et retenir systématiquement le montant le plus favorable au salarié : la méthode dite du dixième, fondée sur un dixième de la rémunération brute annuelle, ajustée au prorata des jours de congés restants, ou la méthode du maintien de salaire, qui calcule ce que le salarié aurait perçu s’il avait effectivement pris ses congés en continuant à travailler.
Le calcul intègre le salaire de base, les heures supplémentaires effectuées, les primes d’ancienneté et d’assiduité, ainsi que les éventuelles indemnités d’astreinte. En revanche, certains éléments en sont exclus : les primes de vacances, de bilan ou d’intéressement ne rentrent pas dans l’assiette de calcul de cette indemnité.
Contrairement à certaines indemnités de rupture qui bénéficient d’exonérations spécifiques, l’indemnité compensatrice de congés payés est traitée exactement comme un salaire ordinaire : elle subit l’impôt sur le revenu selon le barème progressif, ainsi que l’ensemble des cotisations sociales habituelles, CSG et CRDS comprises.
Une nuance existe pour les salariés licenciés pour faute lourde, qui peuvent, dans certaines situations spécifiques, être privés du bénéfice de cette indemnité, contrairement aux salariés licenciés pour faute grave qui la conservent intégralement.
Le calcul de cette indemnité comporte des subtilités susceptibles de varier selon les éléments de rémunération perçus. Notre expertise en droit du travail permet d’en vérifier l’exactitude.
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