
Abandon de poste : quelles conséquences ?
Depuis 2023, l'abandon de poste fait présumer la démission du salarié, avec des conséquences sur ses droits au chômage. Procédure et exceptions.
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Le licenciement économique répond à des motifs et une procédure strictement encadrés, indépendants du comportement du salarié.
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Prendre rendez-vousLe licenciement économique répond à des motifs et une procédure strictement encadrés, indépendants du comportement du salarié.
Le licenciement économique se distingue radicalement des autres formes de rupture du contrat de travail : il ne repose sur aucun manquement du salarié, mais sur une situation propre à l’entreprise. Cette spécificité justifie un encadrement procédural particulièrement strict, dont le non-respect expose l’employeur à des sanctions significatives.
Un licenciement économique doit reposer sur l’un des motifs suivants :
Dans chaque cas, le juge vérifie que la cause économique invoquée est suffisamment caractérisée et ne dissimule pas, en réalité, un motif lié à la personne du salarié.
Le licenciement économique peut concerner un seul salarié ou plusieurs. Cette distinction, ainsi que la taille de l’entreprise calculée en équivalents temps plein, détermine la procédure applicable et les obligations de consultation qui en découlent.
Lorsque plusieurs salariés occupent des postes équivalents, l’employeur ne peut pas choisir librement lesquels licencier. Il doit appliquer des critères objectifs : ancienneté, âge, charges de famille, qualifications professionnelles, difficultés de réinsertion sur le marché du travail. Les conventions collectives peuvent préciser ou compléter ces critères, mais aucun critère discriminatoire ne peut être retenu.
Avant d’engager tout licenciement économique, l’employeur doit rechercher les postes de reclassement disponibles au sein de l’entreprise, et les proposer par écrit au salarié concerné, en détaillant le poste, le lieu, la rémunération et la classification proposés. Le salarié dispose d’un délai minimum de 15 jours pour se prononcer.
La consultation du comité social et économique doit intervenir dans un délai d’un mois.
Au moins deux réunions du CSE sont requises, espacées d’un minimum de 15 jours, avec un avis rendu dans un délai de deux à quatre mois selon l’effectif de l’entreprise. L’employeur doit également informer la DREETS par courrier recommandé dans les 8 jours suivant la première réunion.
Chaque salarié concerné est convoqué à un entretien préalable par lettre recommandée, avec un délai minimum de 5 jours avant l’entretien. La lettre de licenciement ne peut être envoyée que 7 jours au moins après cet entretien. Un préavis s’applique ensuite, dont la durée varie entre 1 et 2 mois selon l’ancienneté du salarié.
Sous réserve de justifier d’au moins 8 mois d’ancienneté, le salarié perçoit une indemnité légale de licenciement calculée sur la base d’un quart de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis d’un tiers au-delà. S’y ajoutent l’indemnité compensatrice de préavis et l’indemnité de congés payés non pris.
Une procédure de licenciement économique irrégulière ou insuffisamment justifiée expose l’employeur à des sanctions graduées : la nullité de la procédure, qui peut conduire à la réintégration du salarié ou à une indemnisation ; l’absence de cause réelle et sérieuse, avec réintégration possible sous conditions ; ou une simple irrégularité de procédure, sanctionnée par une indemnité minimale d’un mois de salaire.
Le salarié licencié pour motif économique peut bénéficier d’un contrat de sécurisation professionnelle, d’un accompagnement au reclassement, et d’une priorité de réembauche d’une durée d’un an au sein de l’entreprise.
La complexité de cette procédure, combinée aux sanctions lourdes qui découlent de son irrégularité, justifie un accompagnement dès la phase de définition du motif économique. Notre expertise en droit du travail porte sur l’ensemble de cette sécurisation, de la qualification du motif jusqu’à la notification du licenciement.
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