
Abandon de poste : quelles conséquences ?
Depuis 2023, l'abandon de poste fait présumer la démission du salarié, avec des conséquences sur ses droits au chômage. Procédure et exceptions.
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Professionnelle ou non, l'inaptitude constatée par le médecin du travail impose une recherche de reclassement avant tout licenciement. Procédure complète.
Professionnelle ou non, l'inaptitude constatée par le médecin du travail impose une recherche de reclassement avant tout licenciement. Procédure complète.
Lorsqu’un médecin du travail déclare un salarié inapte à occuper son poste, l’employeur ne peut pas rompre le contrat immédiatement : une procédure précise, centrée sur la recherche d’un reclassement, s’impose d’abord à lui.
L’inaptitude est dite professionnelle lorsqu’elle fait suite à un accident du travail, une rechute ou une maladie professionnelle. Elle est dite non professionnelle dans tous les autres cas. Cette qualification, qui relève de la compétence du médecin du travail, conditionne l’ensemble des droits applicables au salarié licencié.
Le médecin du travail mène en principe deux visites médicales, espacées d’au moins 15 jours, sauf lorsqu’un examen unique est autorisé par les textes en vigueur. C’est cet avis qui déclenche, ou non, l’obligation de reclassement pesant sur l’employeur.
L’employeur dispose d’un mois après l’avis d’inaptitude pour proposer un poste compatible avec les préconisations médicales. Cette obligation tombe uniquement si l’avis précise expressément que tout maintien dans l’entreprise serait dangereux pour la santé du salarié, ou que son état rend impossible tout reclassement.
À défaut de reclassement possible ou accepté, l’employeur convoque le salarié à un entretien préalable par lettre recommandée, au moins 5 jours ouvrables avant la rencontre, puis notifie le licenciement 2 jours ouvrables après l’entretien.
Pour une inaptitude non professionnelle, l’indemnité de licenciement suit le calcul légal standard, sans indemnité de préavis. Pour une inaptitude professionnelle, l’indemnité de licenciement est doublée et l’indemnité compensatrice de préavis reste due, malgré l’impossibilité d’exécuter ce préavis.
La vérification du respect de l’obligation de reclassement constitue souvent l’enjeu central d’un contentieux pour inaptitude. Notre expertise en droit du travail permet d’évaluer si cette obligation a été correctement remplie.
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