
Abandon de poste : quelles conséquences ?
Depuis 2023, l'abandon de poste fait présumer la démission du salarié, avec des conséquences sur ses droits au chômage. Procédure et exceptions.
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Disciplinaire ou non, le licenciement pour motif personnel concerne la personne du salarié. Motifs valables, procédure en 5 étapes et indemnisation.
Disciplinaire ou non, le licenciement pour motif personnel concerne la personne du salarié. Motifs valables, procédure en 5 étapes et indemnisation.
Contrairement au licenciement économique, qui trouve son origine dans une difficulté de l’entreprise, le licenciement pour motif personnel tient à la personne même du salarié : à son comportement, à ses compétences, ou à son état de santé. Cette distinction structure l’ensemble de la procédure et des droits applicables.
Le licenciement pour motif personnel se divise en deux familles. Les motifs disciplinaires sanctionnent une faute : simple, grave ou lourde selon sa gravité. Les motifs non-disciplinaires, eux, ne reposent sur aucun manquement du salarié : insuffisance professionnelle avérée, inaptitude médicalement constatée, ou perturbations objectives causées par une absence prolongée.
Pour être valable, le motif invoqué doit être réel, c’est-à-dire objectif, exact et vérifiable, et sérieux, c’est-à-dire suffisamment grave pour rendre impossible la poursuite de la relation de travail. Un motif qui ne remplit pas ces deux critères expose l’employeur à une contestation devant le conseil de prud’hommes.
La procédure suit un déroulé strict : convocation par lettre recommandée au moins 5 jours ouvrables avant l’entretien préalable, tenue de l’entretien en présentiel où le salarié peut s’expliquer, notification du licenciement par lettre recommandée au minimum 2 jours ouvrables après l’entretien, exécution du préavis selon l’ancienneté, puis remise des documents de fin de contrat.
Sauf faute grave ou lourde, le salarié perçoit l’indemnité légale de licenciement, calculée à un quart de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à dix ans puis un tiers au-delà, une indemnité compensatrice de préavis s’il en est dispensé, et l’indemnité de congés payés non pris.
Que l’on soit employeur soucieux de sécuriser la rédaction de la lettre de licenciement, ou salarié cherchant à évaluer le bien-fondé du motif retenu contre lui, notre expertise en droit du travail permet d’anticiper les risques avant l’engagement de la procédure.
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