Abandon de poste : quelles conséquences ?
Mathilde Levasseur
Associée
L'indemnité de rupture conventionnelle obéit à un calcul légal minimal, mais reste négociable. Méthode de calcul et exemple chiffré.
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Prendre rendez-vousL'indemnité de rupture conventionnelle obéit à un calcul légal minimal, mais reste négociable. Méthode de calcul et exemple chiffré.
Le montant de l’indemnité constitue, avec la date effective de rupture, l’un des deux points centraux de toute négociation de rupture conventionnelle. La loi fixe un plancher, mais laisse les parties libres de négocier au-delà, dans une fourchette qui dépend de l’ancienneté et du salaire du salarié.
L’indemnité minimale se calcule à partir du salaire de référence du salarié et de son ancienneté dans l’entreprise :
Le salaire de référence retenu est le plus favorable au salarié entre deux méthodes de calcul : la moyenne des douze derniers mois de salaire, ou un tiers des trois derniers mois, primes incluses au prorata de leur périodicité.
Un salarié percevant 2 000 euros bruts par mois, avec 5 ans et 6 mois d’ancienneté, perçoit une indemnité minimale d’environ 750 euros, calculée sur la base d’un quart de mois par année complète, proratisée pour les mois entamés.
Pour les dix premières années d’ancienneté, le calcul suit la même formule que dans le secteur privé. Au-delà, la progression diffère : deux cinquièmes du salaire entre 11 et 15 ans, la moitié entre 16 et 20 ans, trois cinquièmes entre 21 et 24 ans, ce dernier seuil constituant le plafond de calcul.
L’indemnité peut être totalement exonérée d’impôt sur le revenu si le salarié n’a pas encore de droits à la retraite. À défaut, l’exonération reste plafonnée à 50 % de l’indemnité ou à deux fois la rémunération annuelle brute du salarié, dans la limite d’un plafond réévalué chaque année.
Une exonération de cotisations sociales s’applique également, jusqu’à un plafond distinct. Au-delà de ce seuil, la part excédentaire de l’indemnité est soumise aux cotisations sociales de droit commun.
Au-delà de l’indemnité de rupture conventionnelle elle-même, le salarié perçoit l’indemnité compensatrice de congés payés non pris, ainsi que le reliquat de salaire dû jusqu’à la date effective de rupture. Ces sommes, de nature différente, obéissent à leur propre régime fiscal et social, distinct de celui de l’indemnité de rupture.
Le montant proposé par l’employeur correspond-il réellement au minimum légal applicable à votre situation, ou existe-t-il une marge de négociation légitime ? Notre expertise en droit du travail permet de vérifier ce calcul et d’évaluer la marge de négociation réaliste avant la signature de la convention.
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