Abandon de poste : quelles conséquences ?
Mathilde Levasseur
Associée
L'indemnité de fin de contrat représente 10 % minimum du salaire brut perçu en CDD, sauf exceptions. Calcul, versement et cas d'exclusion à connaître.
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À l’issue d’un CDD, une compensation financière vient généralement s’ajouter au dernier salaire : la prime de précarité, destinée à compenser la situation moins stable propre à ce type de contrat.
Cette indemnité de fin de contrat compense la précarité inhérente au CDD par rapport à un emploi stable. Son versement est en principe obligatoire à l’échéance du contrat, sauf dans les exceptions précisément énumérées par la loi.
Le minimum légal s’établit à 10 % de la rémunération brute totale perçue durant l’ensemble du contrat. Une convention collective peut réduire ce taux à 6 %, à condition d’offrir en contrepartie un accès facilité à la formation professionnelle pour les salariés concernés.
Certaines catégories de contrats n’ouvrent jamais droit à cette prime, quelle que soit la situation individuelle du salarié : les contrats saisonniers, les CDD d’usage concernant notamment le secteur de l’intermittence, les contrats conclus avec des jeunes pendant leurs périodes de vacances scolaires ou universitaires, et les contrats aidés.
Au-delà de ces catégories, la prime n’est pas due lorsque le salarié démissionne en cours de contrat, refuse une proposition de CDI formulée par l’employeur à l’issue du CDD, poursuit son activité en contrat à durée indéterminée dans la même entreprise, rompt le contrat pendant sa période d’essai, ou commet une faute grave ou lourde.
L’indemnité s’ajoute au dernier salaire et figure dans le solde de tout compte remis en fin de contrat. Pour les CDD renouvelés successivement, l’employeur peut attendre la fin du dernier contrat pour calculer et verser l’ensemble de l’indemnité due. Fiscalement, elle subit les mêmes cotisations que le salaire ordinaire, CSG et CRDS comprises, et entre dans le revenu fiscal du foyer.
En cas d’erreur ou de non-versement de cette prime, le salarié dispose d’un délai de 6 mois s’il a signé son solde de tout compte, ou de 3 ans s’il a refusé de le signer, pour saisir le conseil de prud’hommes.
Certains employeurs appliquent, à tort, une exclusion non justifiée par la situation réelle du salarié. Notre expertise en droit du travail permet de vérifier ce droit.
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