
Abandon de poste : quelles conséquences ?
Depuis 2023, l'abandon de poste fait présumer la démission du salarié, avec des conséquences sur ses droits au chômage. Procédure et exceptions.
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Employeur comme salarié peuvent librement refuser une rupture conventionnelle. Motifs fréquents, alternatives possibles et protection contre les pressions.
Employeur comme salarié peuvent librement refuser une rupture conventionnelle. Motifs fréquents, alternatives possibles et protection contre les pressions.
La rupture conventionnelle repose entièrement sur l’accord des deux parties. Il en découle une conséquence logique, mais parfois mal comprise : chacune peut la refuser librement, sans avoir à s’en justifier.
Tant l’employeur que le salarié disposent du droit de rejeter une proposition de rupture conventionnelle. Même la DREETS peut refuser l’homologation, pour des motifs tenant à la non-conformité de la procédure suivie ou du montant de l’indemnité proposée.
L’employeur peut s’opposer à la rupture pour préserver un collaborateur dont les compétences sont jugées précieuses, pour limiter le coût de la contribution patronale spécifique due sur l’indemnité, ou simplement parce que le salarié n’est pas titulaire d’un contrat à durée indéterminée, seul type de contrat éligible.
Du côté du salarié, le refus tient généralement à la volonté de conserver son emploi, à la crainte d’une réduction de ses revenus pendant la période de recherche d’un nouveau poste, ou à un désaccord sur le montant de l’indemnité proposée.
Plusieurs pistes s’ouvrent ensuite : une négociation directe sur des bases révisées, une démission classique si le salarié souhaite néanmoins partir, un licenciement si un motif réel et sérieux existe du côté de l’employeur, ou, option nettement plus risquée pour le salarié, un abandon de poste, qui expose désormais à une présomption de démission depuis la réforme d’avril 2023.
Aucune contrainte ni pression ne peut légalement forcer la signature d’une convention de rupture. Un refus peut être notifié par écrit, sans obligation de justification. Une signature obtenue sous la contrainte peut être annulée devant le conseil de prud’hommes, avec une possible requalification en licenciement abusif.
Face à un refus, qu’il émane de l’employeur ou du salarié, identifier la meilleure alternative suppose d’évaluer précisément les conséquences financières et sociales de chaque option. Notre expertise en droit du travail accompagne cette évaluation.
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