
Abandon de poste : quelles conséquences ?
Depuis 2023, l'abandon de poste fait présumer la démission du salarié, avec des conséquences sur ses droits au chômage. Procédure et exceptions.
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Une rupture conventionnelle sans indemnité n'existe pas légalement : un montant plancher est toujours obligatoire. Risques et alternatives pour l'employeur.
Une rupture conventionnelle sans indemnité n'existe pas légalement : un montant plancher est toujours obligatoire. Risques et alternatives pour l'employeur.
Certains employeurs, mal informés ou en position de force, tentent parfois de faire signer une rupture conventionnelle sans indemnité, ou avec un montant symbolique. Cette pratique se heurte pourtant à un principe d’ordre public, incontournable.
Une rupture conventionnelle sans indemnité, ou avec une indemnité inférieure au minimum légal, n’existe tout simplement pas en droit français. Même si le salarié y consent explicitement, cette obligation de versement d’une indemnité minimale ne peut jamais être contournée par un accord entre les parties.
Pour une ancienneté inférieure à 10 ans, le minimum légal correspond à un quart de mois de salaire de référence par année travaillée. Au-delà de 10 ans, ce quart de mois reste applicable pour les 10 premières années, complété par un tiers de mois par année supplémentaire au-delà de ce seuil.
Toute convention prévoyant un montant inférieur à ce plancher légal sera rejetée par la DDETSPP lors de la demande d’homologation, la procédure ne pouvant aboutir sans le respect de cette exigence d’ordre public.
Pour le salarié, accepter une convention sans indemnité, ou avec un montant insuffisant, n’apporte aucun avantage : la procédure échouera de toute façon lors de l’homologation, le laissant dans une situation d’incertitude prolongée. Pour l’employeur, verser une indemnité tacitement inférieure à celle inscrite dans la convention expose à une action en justice pour récupération de la différence, assortie de dommages-intérêts.
Face à un salarié refusant une indemnité suffisante, ou souhaitant éviter cette dépense, l’employeur dispose d’autres options : refuser purement et simplement la rupture conventionnelle, envisager une démission classique, laisser jouer une procédure d’abandon de poste, ou engager un licenciement pour faute grave si les faits le justifient.
Face à une proposition de rupture conventionnelle, vérifier que le montant proposé respecte bien le plancher légal, voire conventionnel s’il est plus favorable, constitue une précaution essentielle. Notre expertise en droit du travail permet cette vérification.
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