Abandon de poste : quelles conséquences ?
Mathilde Levasseur
Associée
Base de calcul des indemnités de rupture, le salaire de référence retient la méthode la plus favorable entre 12 et 3 derniers mois. Éléments inclus et exclus.
Base de calcul des indemnités de rupture, le salaire de référence retient la méthode la plus favorable entre 12 et 3 derniers mois. Éléments inclus et exclus.
Qu’il s’agisse de calculer une indemnité de licenciement, de rupture conventionnelle ou de préavis, une notion revient systématiquement : le salaire de référence, dont le mode de détermination mérite d’être précisément compris.
La loi prévoit deux méthodes distinctes, et impose de retenir systématiquement celle qui se révèle la plus favorable au salarié : la moyenne mensuelle calculée sur les 12 derniers mois précédant la rupture, primes et bonus inclus, ou une formule alternative fondée sur la moyenne des 3 derniers mois, avec les primes annuelles prises en compte au prorata.
Pour un salarié dont l’ancienneté est inférieure à 12 mois, le calcul porte naturellement sur l’ensemble des mois effectivement travaillés, la période de référence habituelle ne pouvant s’appliquer à une durée de présence plus courte dans l’entreprise.
Le salaire brut retenu intègre plusieurs composantes : la rémunération de base, les heures supplémentaires effectuées, les avantages en nature dont bénéficie le salarié, les éventuels rappels de salaire, les primes obligatoires comme celles d’ancienneté, de treizième mois ou de vacances, ainsi que les commissions et autres avantages contractuels.
À l’inverse, certains éléments ne figurent jamais dans ce calcul : les frais professionnels remboursés au salarié, les rappels de salaire portant sur une période antérieure à celle prise en compte, l’indemnité compensatrice de congés payés elle-même, et les primes à caractère exceptionnel et non récurrent.
Lorsque la convention collective applicable dans l’entreprise prévoit un mode de calcul plus avantageux que celui fixé par la loi, cette disposition conventionnelle s’impose alors à l’employeur, en lieu et place des règles légales par défaut.
Une erreur dans la composition du salaire de référence, notamment sur l’inclusion ou l’exclusion d’une prime, peut avoir un impact significatif sur le montant final des indemnités dues. Notre expertise en droit du travail permet de vérifier ce calcul.
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