
L'apport-cession de titres (article 150-0 B ter)
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Statut juridique, holding, amortissement du fonds libéral, charges réelles et retraite : cinq leviers légaux pour alléger la fiscalité d'une activité libérale.
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Statut juridique, holding, amortissement du fonds libéral, charges réelles et retraite : cinq leviers légaux pour alléger la fiscalité d'une activité libérale.
La pression fiscale et sociale pesant sur les professions libérales atteint fréquemment 60 à 70 % des revenus générés. Face à ce constat, plusieurs leviers légaux permettent d’alléger cette charge, à condition d’être mobilisés de façon cohérente et adaptée au niveau réel d’activité, plutôt qu’empilés sans articulation d’ensemble.
Le choix entre exercice individuel (BNC) et société d’exercice libéral (SELARL) conditionne l’ensemble de la fiscalité applicable. La SELARL n’a d’intérêt réel que lorsque l’activité génère un résultat excédant les besoins de rémunération immédiats du praticien, permettant de capitaliser une partie du résultat à l’impôt sur les sociétés plutôt qu’au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Ce choix doit être réexaminé périodiquement, l’activité et sa rentabilité évoluant dans le temps.
Une société de participation financière de profession libérale (SPFPL) permet de centraliser les dividendes remontés des sociétés d’exercice, sous le régime mère-fille, quasiment en franchise d’impôt sur les sociétés. Ce montage facilite également la diversification des investissements et la préparation d’une transmission. Un point de vigilance récent mérite d’être signalé : une nouvelle taxe visant certains actifs passifs logés dans les holdings a été introduite, ce qui impose de vérifier la composition du patrimoine détenu par la structure avant d’en généraliser l’usage.
Prorogé jusqu’au 31 décembre 2029, ce dispositif permet d’amortir fiscalement, à raison de 10 % par an sur dix ans, les éléments incorporels d’une patientèle acquise. Une acquisition à 300 000 € génère ainsi une économie d’impôt sur les sociétés de l’ordre de 7 500 € par an, un levier significatif pour les praticiens ayant financé une reprise de patientèle par acquisition.
Le choix entre le régime micro-BNC (abattement forfaitaire de 34 %, seuil relevé à 83 600 € de recettes en 2026) et la déclaration contrôlée (déduction des charges réelles) dépend directement du niveau de charges effectivement engagées par le praticien. Au-delà d’un certain volume de frais réels (déplacements, loyer professionnel, matériel, assurances), la déclaration contrôlée devient généralement plus favorable que l’abattement forfaitaire.
Les versements effectués sur un plan d’épargne retraite, notamment via un contrat Madelin adapté aux professions indépendantes, réduisent le revenu imposable de l’année dans la limite de plafonds fixés par le Code monétaire et financier. Depuis 2026, ces versements ne sont plus déductibles après 70 ans, mais un mécanisme de report sur cinq ans permet de rattraper des plafonds non utilisés au titre des années précédentes.
Loger les murs professionnels dans une société civile immobilière (SCI) distincte de la structure d’exercice protège ce patrimoine des aléas de l’activité libérale, facilite sa transmission ou sa cession indépendamment du fonds, et permet d’organiser la fiscalité des loyers versés par la structure d’exercice à la SCI de façon plus fine qu’une détention directe.
Le choix du statut, la mise en place d’une holding ou d’une SCI et l’articulation entre ces structures engagent des décisions juridiques durables : rédaction de statuts, pactes d’associés, contrats de bail entre structures liées. Cet accompagnement relève de notre expertise en gestion des sociétés, en coordination avec votre expert-comptable pour le calibrage précis des seuils et taux applicables à votre situation.
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