
L'apport-cession de titres (article 150-0 B ter)
Céder ses titres via une holding permet, sous conditions, de reporter l'imposition de la plus-value. Mécanisme et conditions de réinvestissement.
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Deux contributions s'ajoutent à l'imposition des hauts revenus lors d'une cession. Panorama de la CEHR et de la CDHR pour les dirigeants concernés.
Deux contributions s'ajoutent à l'imposition des hauts revenus lors d'une cession. Panorama de la CEHR et de la CDHR pour les dirigeants concernés.
Céder les titres de sa société génère souvent, l’année de la cession, un pic de revenus sans commune mesure avec les revenus habituels du dirigeant. Ce pic peut déclencher deux contributions spécifiques aux hauts revenus, la CEHR et la CDHR, dont les mécanismes diffèrent sensiblement. Les comprendre en amont permet d’éviter une mauvaise surprise au moment de la déclaration.
La Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus a été créée en 2012. Elle s’applique automatiquement dès lors que le revenu fiscal de référence du foyer dépasse certains seuils :
Cette contribution s’ajoute à l’impôt sur le revenu et, le cas échéant, au prélèvement forfaitaire unique applicable à la plus-value de cession.
La Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus, plus récente, poursuit un objectif différent : garantir un taux d’imposition minimal de 20 % pour les foyers aux revenus élevés. Elle ne se déclenche que si l’imposition réelle du foyer, une fois l’impôt sur le revenu et la CEHR pris en compte, reste inférieure à ce seuil de 20 %.
Son calcul consiste à mesurer l’écart entre une imposition théorique minimale (20 % du revenu, sous déduction de majorations forfaitaires) et l’imposition réellement acquittée. Un acompte représentant 95 % de la CDHR estimée doit être versé entre le 1er et le 15 décembre de l’année concernée, sous peine de pénalité.
Les revenus mobiliers, dont les plus-values de cession de titres, sont taxés au prélèvement forfaitaire unique, un taux global qui reste structurellement inférieur au barème progressif de l’impôt sur le revenu pour les hauts patrimoines. C’est précisément ce type de revenu, peu taxé en proportion, que la CDHR cible en priorité. Un dirigeant dont les revenus habituels ne dépassent jamais les seuils de la CEHR peut ainsi s’y trouver soumis l’année de sa cession, du simple fait de la plus-value réalisée.
Plusieurs leviers permettent d’atténuer l’impact combiné de ces contributions sur une année de cession :
Le choix et le calibrage de ces leviers relèvent d’une simulation fiscale précise, propre à la situation du dirigeant, à réaliser avec son expert-comptable ou son conseil en gestion de patrimoine suffisamment en amont de la cession.
Si la simulation fiscale fine ne relève pas de notre pratique, la structuration juridique de l’opération de cession conditionne directement les options fiscales disponibles : le choix entre cession directe, apport-cession ou structuration via holding doit être arbitré en cohérence avec la stratégie retenue face à la CEHR et à la CDHR. Nous intervenons sur cette articulation, en coordination avec vos conseils fiscaux.
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