
L'apport-cession de titres (article 150-0 B ter)
Céder ses titres via une holding permet, sous conditions, de reporter l'imposition de la plus-value. Mécanisme et conditions de réinvestissement.
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Méthodes de valorisation, régime fiscal 2026 et dispositifs d'exonération pour optimiser la cession de votre patientèle médicale ou paramédicale.
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Méthodes de valorisation, régime fiscal 2026 et dispositifs d'exonération pour optimiser la cession de votre patientèle médicale ou paramédicale.
Céder une patientèle médicale engage un montant souvent déterminant pour la retraite ou le prochain projet du praticien, et pourtant la préparation reste fréquemment tardive. Une cession anticipée de deux à trois ans permet d’activer des dispositifs d’exonération qui, combinés, peuvent réduire significativement la fiscalité applicable à la plus-value.
Trois approches se combinent généralement pour aboutir à une valorisation crédible :
Ces méthodes ne suffisent pas isolément : la valeur retenue s’ajuste ensuite selon des facteurs correctifs propres au cabinet cédé : zone sur ou sous-dotée au sens conventionnel, ancienneté et fidélité de la patientèle, qualité du matériel technique, conditions du bail commercial, qualité du personnel en place et secteur conventionnel (1, 2 ou hors convention).
En 2026, la plus-value professionnelle réalisée lors d’une cession de patientèle détenue depuis plus de deux ans est en principe imposée à 31,4 %, décomposés en 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu (taux forfaitaire) et 18,6 % de prélèvements sociaux, ce dernier taux ayant été relevé par la loi de financement de la sécurité sociale. Une option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu reste ouverte lorsqu’elle s’avère plus favorable à la situation du cédant.
| Dispositif | Conditions principales | Portée |
|---|---|---|
| Article 151 septies | Recettes sous un seuil, cinq ans d’activité | Exonération totale, rarement mobilisable en médecine |
| Article 151 septies A | Départ à la retraite dans les 24 mois, cinq ans d’activité | Exonération d’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux restent dus |
| Article 238 quindecies | Valeur cédée inférieure à 500 000 € (exonération totale), dégressive jusqu’à 1 000 000 € | Exonération d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux |
Le point de vigilance le plus fréquent porte sur l’article 151 septies A : toute reprise d’activité, même sous forme de remplacement ponctuel, dans l’entité cédée après la transmission fait tomber intégralement le bénéfice de l’exonération. Le cédant qui souhaite conserver une activité résiduelle doit l’organiser ailleurs, dans une structure distincte de celle qu’il vient de céder.
Pour les praticiens ayant opté pour l’exercice en société d’exercice libéral (SELARL, SELAS), ces trois dispositifs ne sont pas mobilisables de la même façon : la cession porte alors sur des parts sociales, régie par un abattement fixe applicable au départ à la retraite, sensiblement moins favorable que les exonérations propres à l’exercice individuel.
L’acquéreur s’acquitte de droits d’enregistrement selon un barème progressif fixé par l’article 719 du Code général des impôts : exonération jusqu’à 23 000 €, taux de 3 % entre 23 000 € et 200 000 €, puis 5 % au-delà. Pour une cession à 300 000 €, ces droits représentent environ 10 300 €, une charge à anticiper dans le plan de financement de l’acquéreur.
Un contrat de cession de patientèle solide identifie précisément le périmètre cédé (patientèle, matériel, bail, contrats en cours), formalise le droit de présentation du successeur, et comporte une clause de non-concurrence valable : durée limitée (2 à 5 ans), zone géographique délimitée (5 à 30 km), activité définie et contrepartie intégrée au prix. Une garantie d’éviction et une garantie des vices cachés complètent utilement l’ensemble, de même que des modalités de paiement échelonné ou de séquestre pour les cessions les plus significatives.
Dans les 30 jours suivant la cession, l’acquéreur procède au paiement des droits d’enregistrement et informe le conseil de l’ordre compétent. Dans les 60 jours, le cédant effectue sa déclaration de cessation d’activité et son bilan de clôture. Les radiations URSSAF et les communications aux caisses de retraite (CARMF, CARPIMKO selon la profession) complètent le calendrier post-cession.
Le choix de la structure de valorisation, la rédaction du contrat de cession et l’articulation des exonérations avec votre expert-comptable relèvent d’un accompagnement en gestion des sociétés et en fusions-acquisitions. Une préparation engagée deux à trois ans avant l’opération permet de sécuriser chaque étape plutôt que de subir les contraintes de calendrier des dispositifs fiscaux applicables.
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