Parasitisme : un recours possible en appel

Revirement de la Cour de cassation en 2026 : le parasitisme peut être invoqué en appel après l'échec d'une action en contrefaçon fondée sur les mêmes faits.

Sommet montagneux baigné par la lumière du levant

Revirement de la Cour de cassation en 2026 : le parasitisme peut être invoqué en appel après l'échec d'une action en contrefaçon fondée sur les mêmes faits.

Introduction

Perdre une action en contrefaçon ne signifie plus nécessairement perdre toute chance d’obtenir réparation sur les mêmes faits : un revirement de la Cour de cassation ouvre désormais la voie à un recours complémentaire en parasitisme ou concurrence déloyale, directement en appel.

La position antérieure de la Cour de cassation

La Cour de cassation affirmait auparavant que la contrefaçon et la concurrence déloyale procèdent de causes différentes. Cette position empêchait un demandeur d’invoquer la seconde en appel après l’échec de la première sur des faits identiques, sans devoir engager une action entièrement nouvelle.

Le revirement opéré en 2026

Le 18 mars 2026, la Cour de cassation a marqué un revirement significatif, permettant désormais des recours complémentaires fondés sur les mêmes circonstances factuelles. Elle considère que ces deux actions poursuivent en réalité des finalités communes : l’interdiction de fabrication et de commercialisation d’un produit litigieux, et la réparation du préjudice subi par la victime.

Le principe désormais établi

Lorsqu’une action en contrefaçon échoue, notamment en cas d’annulation de la marque invoquée ou de rejet fondé sur l’absence de droit privatif reconnu, le demandeur peut désormais invoquer pour la première fois en appel une action en parasitisme ou en concurrence déloyale, à condition qu’elle repose sur des faits identiques à ceux initialement débattus.

L’avantage procédural pour les titulaires de droits fragiles

Cette évolution offre une opportunité précieuse aux titulaires dont les droits privatifs se révèlent finalement défaillants. Plutôt que d’engager une toute nouvelle procédure depuis le début, ils peuvent présenter leurs prétentions fondées sur la faute concurrentielle déloyale directement devant la cour d’appel, sans relancer une action ab initio, ce qui représente un gain d’efficacité procédurale réel.

Adapter sa stratégie contentieuse à ce revirement

Anticiper dès la première instance la possibilité d’un recours subsidiaire en parasitisme, en cas de fragilité du droit privatif invoqué, permet de sécuriser sa stratégie contentieuse globale. Notre expertise en propriété intellectuelle et en contentieux commercial accompagne cette stratégie.

En résumé

  • La Cour de cassation affirmait auparavant que contrefaçon et concurrence déloyale avaient des causes distinctes.
  • Depuis mars 2026, un recours en parasitisme peut être invoqué pour la première fois en appel.
  • Ce recours suppose que les faits invoqués soient identiques à ceux de l’action en contrefaçon initiale.
  • Cette évolution évite d’engager une nouvelle procédure complète en cas d’échec du droit privatif invoqué.

Questions fréquentes

Que jugeait la Cour de cassation avant ce revirement ?
Elle affirmait auparavant que la contrefaçon et la concurrence déloyale procèdent de causes différentes, ce qui empêchait d'invoquer la seconde en appel après l'échec de la première sur les mêmes faits, sans engager une action distincte depuis le début.
Dans quelles situations ce nouveau recours devient-il utile ?
Lorsqu'une action en contrefaçon échoue, par exemple en cas d'annulation de la marque invoquée ou de rejet fondé sur l'absence de droit privatif, le demandeur peut désormais invoquer pour la première fois en appel une action en parasitisme ou concurrence déloyale.
Quel avantage procédural apporte ce revirement ?
Il évite au titulaire de droits défaillants de devoir engager une toute nouvelle procédure depuis le début : il peut présenter ses prétentions fondées sur la faute concurrentielle déloyale directement devant la cour d'appel, sur les mêmes faits déjà débattus.

Une question sur ce sujet ?

Réservez un entretien de découverte de 20 minutes, gratuit et sans engagement.

Prendre rendez-vous

Articles associés

Autres analyses juridiques du cabinet

Sculpture rouge abstraite se détachant sur un ciel bleu
propriété intellectuelle

Comment déposer sa marque

Protéger l'identité de votre entreprise passe par le dépôt de marque auprès de l'INPI. Voici les enjeux, les critères et les étapes de la procédure.

Lire la suite

Sommet montagneux baigné par la lumière du levant
contentieux commercial

Enregistrement clandestin : quelle valeur de preuve ?

Depuis le revirement de l'Assemblée plénière de 2023, un enregistrement obtenu de façon déloyale peut être admis en matière civile, sous conditions strictes.

Lire la suite

Enseigne néon « Art Gallery » dans un couloir sombre
propriété intellectuelle

IA générative et droit d'auteur des créateurs

L'entraînement des IA génératives sur des œuvres protégées interroge le droit d'auteur. Panorama des débats juridiques et pistes de régulation.

Lire la suite

Traînées de lumière colorées en longue exposition
propriété intellectuelle

Droit d'auteur et IA : la présomption d'exploitation

Une proposition législative française envisage de présumer l'exploitation illicite d'œuvres par les modèles d'IA. Portée et conséquences.

Lire la suite

Échange professionnel dans un bureau

Une décision importante mérite plus qu'une réponse.

Échangeons sur votre situation, vos objectifs et les risques à anticiper. Vous repartirez avec une vision claire des options qui s'offrent à vous.