Faire vérifier un bail commercial avant de signer
Matthieu Ciutti
Associé fondateur
Assignation, congé, renouvellement, cession, acquisition : les sept situations où l'examen d'un bail commercial ne peut pas attendre.
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Prendre rendez-vousAssignation, congé, renouvellement, cession, acquisition : les sept situations où l'examen d'un bail commercial ne peut pas attendre.
Le bail commercial est une matière où le calendrier décide plus souvent que les arguments. Savoir quand consulter importe donc autant que savoir quoi demander.
C’est le moment où tout se négocie et où presque rien ne coûte.
Destination, inventaire des charges, indexation, conditions de cession, faculté triennale : ces clauses engagent pour neuf ans et ne se rediscutent pratiquement jamais ensuite.
Un commandement, un congé, une mise en demeure ouvrent des délais qui courent dès la réception.
Le commandement visant la clause résolutoire est le plus urgent : il ouvre un délai à l’issue duquel la résiliation peut être acquise.
Un congé se qualifie immédiatement, selon qu’il offre ou refuse le renouvellement, et sa régularité formelle se vérifie à ce moment, pas plus tard.
Les délais de renouvellement et de congé se calculent par rapport à l’échéance et obéissent à un formalisme strict.
Une échéance approche toujours plus vite qu’il n’y paraît, et l’option perdue se rattrape à la période suivante, soit trois ou neuf ans plus tard.
Le droit au bail représente souvent la part principale de la valeur d’un fonds de commerce.
L’auditer avant l’opération évite d’acquérir des contraintes invisibles, et permet au cédant de négocier la portée de sa solidarité pendant qu’il en a le pouvoir.
Le bailleur arbitre entre récupérer le local et préserver sa créance, et cet arbitrage se fait au début, sur l’état réel de la trésorerie du preneur.
Le preneur, lui, dispose de leviers qui se referment à mesure que la procédure avance.
Le contentieux du bail commercial relève du tribunal judiciaire du lieu de situation de l’immeuble, compétence exclusive à laquelle aucune clause ne peut déroger.
Pour le ressort de la cour d’appel de Reims, il s’agit des tribunaux de Reims, Châlons-en-Champagne, Troyes et Charleville-Mézières, l’appel se plaidant dans tous les cas à Reims.
Nous intervenons pour les bailleurs comme pour les preneurs, en conseil comme en contentieux. Voir notre pratique en baux commerciaux et sa déclinaison dans la Marne, l’Aube et les Ardennes.
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