Changer d'activité dans un local commercial
Matthieu Ciutti
Associé fondateur
Accessibilité, sécurité, performance énergétique : comment se répartissent les travaux de mise en conformité entre bailleur et preneur.
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Prendre rendez-vousAccessibilité, sécurité, performance énergétique : comment se répartissent les travaux de mise en conformité entre bailleur et preneur.
Les obligations de mise en conformité se succèdent et pèsent sur des locaux qui n’ont pas été conçus pour elles. La question de savoir qui paie se tranche poste par poste, jamais en bloc.
Le bailleur doit délivrer un local conforme à sa destination et l’entretenir en état de servir à l’usage prévu.
Le preneur supporte l’entretien courant et les réparations locatives, ainsi que ce que le bail met à sa charge dans les limites autorisées.
Entre ces deux pôles, les travaux de mise en conformité se répartissent selon leur nature et selon ce que le bail prévoit.
Les travaux relevant de grosses réparations touchant à la structure de l’immeuble ne peuvent être mis à la charge du preneur, quelle que soit la rédaction du bail.
Il en va de même des dépenses de mise en conformité lorsqu’elles relèvent de ces grosses réparations, ainsi que des dépenses liées à la vétusté.
Une clause contraire est privée d’effet sur ce point, sans que le bail entier soit remis en cause.
Les travaux d’aménagement intérieur liés à l’exploitation, ceux rendus nécessaires par l’activité particulière du preneur, et l’entretien courant relèvent normalement de sa charge.
L’inventaire du bail décide de l’essentiel : ce qui n’y figure pas ne peut être refacturé, et ce qui y figure doit encore entrer dans les catégories que la loi permet d’imputer.
Le bailleur doit communiquer un état prévisionnel des travaux qu’il envisage sur les années suivantes, avec leur budget, ainsi qu’un état récapitulatif de ceux réalisés.
Ces documents permettent au preneur d’anticiper, et leur absence fragilise la position du bailleur lorsqu’il réclame ensuite la participation à des travaux non annoncés.
Le preneur doit en principe souffrir les travaux nécessaires.
Lorsque leur durée ou leur ampleur entrave l’exploitation, une réduction du loyer ou une indemnisation peuvent être discutées, selon les circonstances et l’étendue de la gêne.
Ce point se documente pendant les travaux, par des constats et des éléments chiffrés de perte d’exploitation, et non après leur achèvement.
Nous reprenons la répartition poste par poste, au regard de l’inventaire et des limites légales. Voir notre pratique en baux commerciaux.
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